Hanche
- Accueil
- pathologies
- Hanche
Retrouvez sur cette page les pathologies de la hanche.
Conflit fémoro-acétabulaire
Le conflit fémoro-acétabulaire est une pathologie mécanique de la hanche liée à un contact anormal entre la tête fémorale et le rebord du cotyle lors des mouvements. Ce conflit entraîne une souffrance progressive du cartilage et du labrum acétabulaire et peut évoluer vers une arthrose précoce de la hanche s’il n’est pas pris en charge. Il concerne principalement les patients jeunes ou d’âge intermédiaire, souvent actifs ou sportifs.
Motifs de consultation
Les patients consultent pour des douleurs mécaniques de la hanche, classiquement localisées à l’aine. La douleur est majorée par la marche prolongée, la position assise prolongée, les escaliers ou les mouvements de flexion et de rotation de la hanche. Une diminution des performances sportives, des sensations de blocage ou de claquement intra-articulaire peuvent être rapportées.
Examen clinique
L’examen clinique met en évidence une limitation des amplitudes articulaires, en particulier de la rotation interne et de la flexion de hanche. Certaines manœuvres reproduisent la douleur inguinale. L’analyse de la démarche et l’élimination d’une cause extra-articulaire sont essentielles.
Examens complémentaires
Les radiographies du bassin et de la hanche constituent l’examen de première intention pour analyser la morphologie fémorale et acétabulaire. L’IRM ou l’arthro-IRM permet d’évaluer le labrum et le cartilage et est indispensable dans la discussion chirurgicale.
Prise en charge thérapeutique
Un traitement conservateur peut être proposé initialement, associant adaptation des activités, traitement de la douleur et rééducation spécifique. Cette prise en charge peut soulager partiellement les symptômes.
Prise en charge chirurgicale
La chirurgie est indiquée en cas de douleurs persistantes ou de lésions articulaires évolutives. Elle est le plus souvent réalisée par arthroscopie et vise à corriger le conflit osseux et traiter les lésions associées. La décision opératoire est individualisée et expliquée au patient.
Suites opératoires et rééducation
La rééducation est progressive, avec reprise adaptée de l’appui et renforcement musculaire. La récupération s’étend sur plusieurs mois, avec reprise encadrée des activités sportives.
Conclusion
Le conflit fémoro-acétabulaire est une cause fréquente de douleurs de hanche chez le patient jeune et actif. Une prise en charge adaptée permet de soulager les symptômes et de préserver l’articulation.
Prothèse totale de hanche (PTH)
La prothèse totale de hanche (PTH) est une intervention chirurgicale visant à remplacer l’articulation de la hanche par des implants artificiels lorsque celle-ci est détruite ou douloureuse de manière invalidante. Elle consiste à remplacer la tête fémorale et le cartilage du cotyle par des composants prothétiques permettant de restaurer une articulation indolore, stable et fonctionnelle. Il s’agit d’une chirurgie fiable et éprouvée, offrant d’excellents résultats fonctionnels à long terme lorsqu’elle est bien indiquée.
Indications
La prothèse totale de hanche est indiquée lorsque les douleurs deviennent persistantes et invalidantes malgré un traitement médical bien conduit. Les principales indications sont la coxarthrose évoluée, certaines formes de nécrose de la tête fémorale, les séquelles de traumatismes ou de fractures, et certaines pathologies inflammatoires. L’indication repose avant tout sur le retentissement fonctionnel et la qualité de vie du patient.
Motifs de consultation
Les patients consultent pour des douleurs profondes de la hanche, le plus souvent localisées à l’aine, irradiant parfois vers la cuisse ou le genou. Ces douleurs sont mécaniques, majorées à la marche, à la station debout prolongée et lors des mouvements de rotation. Une raideur articulaire progressive, une limitation de la marche et un boitement sont fréquemment associés, avec une perte d’autonomie croissante dans les gestes du quotidien.
Examen clinique
L’examen clinique met en évidence une limitation globale des amplitudes de la hanche, en particulier de la rotation interne et de la flexion. La mobilisation est douloureuse. Le chirurgien orthopédiste analyse la démarche, recherche un boitement, évalue la longueur des membres inférieurs et la fonction musculaire. L’examen clinique permet de confirmer le retentissement fonctionnel et de discuter l’indication opératoire.
Examens complémentaires
Les radiographies standards du bassin et de la hanche constituent l’examen de référence. Elles permettent d’objectiver la destruction articulaire, le pincement de l’interligne, les déformations osseuses et d’évaluer la morphologie osseuse en vue de la chirurgie. Des examens complémentaires peuvent être demandés afin d’optimiser la planification opératoire.
Technique chirurgicale – Voie d’abord antérieure
Dans notre pratique, la prothèse totale de hanche est réalisée par voie d’abord antérieure. Cette voie d’abord respecte les plans musculaires et permet d’accéder à l’articulation sans section musculaire. Elle présente plusieurs avantages, notamment une récupération fonctionnelle plus rapide, une diminution des douleurs postopératoires et un risque réduit de luxation.
La chirurgie consiste à préparer le cotyle et le fémur afin d’implanter les composants prothétiques adaptés à l’anatomie du patient. Le choix des implants est individualisé. L’objectif est d’obtenir une hanche stable, indolore et durable.
Suites opératoires
Les suites opératoires sont en général simples. La mobilisation est précoce, avec un lever le jour même ou le lendemain de l’intervention. La reprise de l’appui est le plus souvent autorisée rapidement, sous réserve de l’évolution clinique. La douleur est prise en charge de manière adaptée afin de favoriser la récupération fonctionnelle.
Rééducation et récupération
La rééducation débute précocement. Elle vise à restaurer la mobilité, renforcer la musculature et permettre une reprise progressive de la marche et des activités quotidiennes. Grâce à la voie d’abord antérieure, certaines restrictions postopératoires sont limitées. La récupération est progressive et s’étend sur plusieurs semaines, avec un retour à une vie quotidienne active dans la majorité des cas.
Résultats et bénéfices attendus
La prothèse totale de hanche permet dans la grande majorité des cas une disparition ou une nette diminution des douleurs, une amélioration significative de la mobilité et une récupération de l’autonomie. Les résultats fonctionnels sont excellents lorsque l’indication est bien posée et la rééducation bien conduite.
Risques et complications
Comme toute intervention chirurgicale, la prothèse totale de hanche comporte des risques, notamment infectieux, thromboemboliques ou mécaniques. Le risque de luxation est faible, en particulier avec la voie d’abord antérieure. Une information claire est systématiquement délivrée au patient avant l’intervention.
Conclusion
La prothèse totale de hanche est une intervention fiable et efficace pour traiter les pathologies dégénératives sévères de la hanche. Réalisée par voie d’abord antérieure, elle permet une récupération fonctionnelle rapide et durable. La décision opératoire repose sur une évaluation clinique précise et une information complète du patient.
Bursite trochantérienne
La bursite trochantérienne correspond à une inflammation des bourses séreuses situées au niveau du grand trochanter du fémur. Elle s’intègre aujourd’hui dans le cadre plus large du syndrome douloureux latéral de la hanche, qui peut associer une atteinte des bourses, des tendons des muscles fessiers et des tissus péri-trochantiens. Il s’agit d’une cause fréquente de douleurs de hanche, touchant aussi bien les patients actifs que les patients plus âgés.
Motifs de consultation
Les patients consultent pour des douleurs latérales de la hanche, localisées sur la face externe, en regard du grand trochanter. La douleur est majorée à la marche prolongée, lors de la montée des escaliers, en station debout prolongée ou en décubitus latéral sur le côté atteint. Certains patients décrivent une irradiation vers la face externe de la cuisse. La gêne fonctionnelle peut devenir significative, avec une limitation de la marche et des activités quotidiennes.
Examen clinique
L’examen clinique est très évocateur. Il retrouve une douleur élective à la palpation du grand trochanter. La mobilité passive de la hanche est le plus souvent conservée, permettant de différencier cette pathologie d’une atteinte intra-articulaire comme la coxarthrose. L’analyse de la démarche et de la force des muscles fessiers est essentielle, une atteinte associée pouvant entretenir la symptomatologie.
Examens complémentaires
Les radiographies standards de la hanche sont généralement normales et ont pour objectif principal d’éliminer une pathologie articulaire associée. L’échographie ou l’IRM peuvent être indiquées en cas de doute diagnostique ou d’évolution défavorable afin d’analyser les bourses et les tendons péri-trochantiens.
Prise en charge thérapeutique
La prise en charge est avant tout conservatrice. Elle repose sur l’adaptation des activités, le traitement de la douleur et une rééducation ciblée visant à renforcer les muscles fessiers et corriger les déséquilibres biomécaniques. Des infiltrations peuvent être proposées dans certaines situations afin de soulager la douleur et faciliter la rééducation.
Prise en charge chirurgicale
La chirurgie est exceptionnelle et réservée aux formes chroniques résistantes à un traitement conservateur bien conduit. Elle vise à traiter les causes mécaniques persistantes, notamment en cas d’atteinte tendineuse associée. L’indication est rare et toujours discutée au cas par cas.
Conclusion
La bursite trochantérienne est une cause fréquente de douleurs latérales de la hanche. Une prise en charge adaptée, principalement conservatrice, permet dans la majorité des cas un soulagement durable des symptômes et une amélioration fonctionnelle significative.
Fractures du col fémoral / bassin
Douleurs mécaniques du sportif (psoas, adducteurs)
Un problème de santé ?
Me contacter !
Me Trouver
Me Contacter
Téléphone Secrétariat : 06 99 14 79 70 | 01 69 11 70 10
Téléphone Dr Bouhali : 06 69 96 60 12